Rejoindre le projet "La belle vigne"

Vous pouvez vous aussi participer au projet de ‘La belle vigne” qui fonctionne par abonnement Internet et par Hot Line avec programmation de services d’appuis (visites), rédaction de fiches techniques et newsletter d’information sur la conduite du projet.
C’est aussi la mise en place d’un réseau d’innovation par vignobles avec identification des agriculteurs pionniers et organisation de formations.

Le site internet

Le site internet de “La belle vigne” est la vitrine publique du projet.

Mais sa zone sécurisée et réservée aux seuls membres actifs du projet est un espace de partage et de consolidation des connaissances. C’est un outil de travail opérationnel au service des viticulteurs.

Une équipe

Une équipe

Ils s'appelent Anton Sidler, Marceau Bourdarias, Olivier Husson, Alain Canet, Konrad Schreiber, Noël Lassus, François Mulet, Hervé Coves, François Dargelos, Jean François Agut, Angela Sidler, Marc André Selosse, Jean Baptiste Cordonnier, …

Un projet opérationnel

Travailler et mettre en place l’innovation demande un investissement humain fort de la part des agriculteurs qui la pratiquent. Le partage et les échanges entre pairs est un levier puissant pour permettre la réussite des transitions, en comparant ses pratiques dans des contextes pédoclimatiques proches.

SAS LBV- LA BELLLE VIGNE 

Convaincue que les pratiques agroécologiques permettront de stabiliser, voire d’augmenter la production viticole française ainsi que sa qualité face aux défis majeurs du XXIème siècle (réchauffement climatique, perte de biodiversité, pollutions agricoles, etc…), LA BELLE VIGNE SAS, filiale de LA VACHE HEUREUSE, aidée dans sa constitution des Châteaux Durfort-Vivens, Ferrière et Haut-Bages Libéral, se donne pour objectif de promouvoir et de conseiller la mise en pratique de l’agroécologie dans le vignoble français.

Grâce à ses salariés et son réseau d’experts reconnus regroupés au sein de la Cellule Nationale Agronomique, la stratégie de LA BELLE VIGNE est de faire la preuve par la pratique agricole dans les vignobles et de diffuser les résultats obtenus pour démontrer que les sols couverts et vivants sont une solution efficace qui fonctionne face au réchauffement global.

LA BELLE VIGNE s’adresse aux vignerons désireux de modifier leurs pratiques mais  aussi aux industriels de l’agrofourniture, de l’agroalimentaire, aux acteurs de la  distribution et aux organisations de consommateurs.

Ces pratiques reposent principalement sur trois fondamentaux :

  • Des sols vivants et fertiles,
  • Des plantes productives et résilientes
  • Un environnement favorable et protecteur

LA BELLE VIGNE ne réalisera pas seulement des prestations de conseil en viticulture.

Elle assurera un suivi rétroactif de ses recommandations agroécologiques en évaluant et en traitant, dans son réseau de viticulteurs adhérents, les résultats obtenus en terme de viabilité économique et sociale, d’efficience des intrants, de qualité du sol, d’émission de gaz à effet de serre (GES), de qualité de l’eau et de biodiversité grâce aux indicateurs développés par l’Institut de l’Agriculture Durable (IAD).

Elle expérimentera en outre au sein de ces adhérents différentes pratiques agroécologiques selon une méthode basée sur le Recherche-Action (expérimentation participative).

Le projet de « La Belle Vigne » propose d’aborder de front tous ces problèmes. Si les viticulteurs partagent les problématiques et les craintes autour de leurs métiers, bien peu de réponses se construisent autour d’eux.

Pour sortir des impasses, il faudra s’échapper des sentiers battus et des carcans. Il faut reconstruire un véritable projet de production, rentable, durable, qui redonne une bonne image de marque au métier de viticulteur et au vin. Et cela passera par une vigne « new look »,  une vigne « new age » en quelque sorte. Cette vigne là fera le lien entre les connaissances traditionnelles issues de la culture viticole française, entre le terroir et les bonnes pratiques agronomiques seules actuellement capables de proposer une nouvelle démarche face à la crise.

La Belle Vigne engage un changement technique et agronomique fondamental : par l’agroforesterie, gage d’une biodiversité régulatrice et d’un bioclimatisme protecteur, par une autre gestion de la couverture des sols, par un retour vers la fertilité organo-biologique naturelle, par un respect des fonctionnements physiologique des plantes, par une mise en place de recherches participatives en réseaux basées sur la mesure des résultats, elle propose de sortir la vigne de son impasse « pesticides », de repositionner la place du pulvérisateur, et de permettre au viticulteurs de répondre aux consommateurs.

Désormais, avec « La Belle Vigne », je produis sans polluer, je produis et je protège l’environnement, je produis de la qualité qui se vend et qui a bon goût.

La reconquête des marchés locaux et internationaux passera par une vigne de qualité, en bonne santé, produisant des raisins de qualité avec peu ou pas de pesticides utilisés, où le travail est agréable, où la dégradation des sols est remplacée par l’aggradation des sols, où la pluviométrie naturelle devrait amplement suffire,  avec des économies d’énergies effectives.

La Belle Vigne propose donc d’innover sur la conduite agronomique des vignes. Ces innovations concerneront :

  • la réintroduction de l’arbre et de la haie autour et dans les parcelles
  • la fertilisation
  • la couverture des sols qui passera par une phase d’apprentissage et de connaissance des plantes
  • la gestion de l’inter rang
  • la couverture des cavaillons
  • la taille, efficace, précise et  au service de la plante et de sa résilience
  • Les greffes et portes-greffes
  • La plantation et la coplantation
  • La génétique et ses potentiels d’évolution
  • la taille
  • les portes greffes
  • l’introduction des nouvelles pratiques de lutte contre les maladies :
    • mise en place de l’oxydo-réduction qui est une approche agronomique préventive
    • développement des outils de bio-contrôle
    • développement de solutions anti brûlures et antigel
  • une réflexion plus long terme autour de la hauteur des vignes sera également engagée
  • de même qu’un débat autour des AOC, des cahiers des charges et des codifications techniques anciennes dépassées qu’il faudra faire évoluer.

L’innovation ne se construit pas sur les principes anciens. L’innovation se nourrit des erreurs du passé pour proposer des solutions nouvelles. En 2020, il est temps de changer !

Même répétée indéfiniment, une erreur ne devient pas vérité (GANDHI).

A partir de maintenant, le travail qui s’engage contribue à augmenter les taux d’humus et les pratiques séquestrant du carbone dans les sols pour améliorer leur fertilité, leur productivité et leur résilience.

Le non travail du sol combiné avec des pratiques de couverture végétale maximale des sols permettent une progression des taux d’humus et donc de la fertilité des sols. Les pratiques de semis direct sous couverts végétaux, de restitution des pailles, du broyage des sarments  et d’agroforesterie aggradent la matière organique d’environ 1% tous les 10 à 15 ans.

Pour bénéficier de cette fertilité et la retranscrire en capacité de production et en résilience des plantes face aux agressions climatiques et pathogènes, Les pratiques culturales de palissages, tailles et travaux en verts doivent évoluer vers une prise en compte des caractéristiques particulières de la vigne. Son inéluctable allongement, influençant sa capacité à stocker l’énergie carbonée dans son bois est une préoccupation qui doit devenir essentielle pour aller vers une culture auto-fertile.

Ressource en eau, fertilité des sols, réduction des intrants et du travail du sol, maîtrise phytosanitaire, maîtrise des gestes de taille, changement climatique, biodiversité… Les couverts végétaux et les arbres associés à des cultures saines apportent une réponse transversale aux problématiques agronomiques, sociétales et environnementales.

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