Plus il fait chaud, plus le risque de gel augmente
Les chercheurs réunis au sein du World weather attribution (programme d’étude sur les effets possibles du changement climatique) ont cherché à cerner la part du changement climatique dans l’épisode historique de gel d’avril 2021 à partir de simulations issues de modèles climatiques.
« Plus il fait chaud, plus le risque de gel augmente »
Selon les calculs des scientifiques, la probabilité d’incidence d’un gel dans une période de démarrage végétatif augmente de 40% avec une hausse des températures de 2°C (par rapport à une situation sans changement climatique).
En effet, le réchauffement affecte l’apparition plus précoce du débourrement, caractérisé par une valeur d’indice de degré-jour de croissance. Cet effet est plus fort que la diminution des vagues de froid printanier, exposant ainsi les jeunes feuilles à des conditions plus hivernales avec des températures minimales plus basses et des nuits plus longues.
* Etude réalisée un groupe international de scientifiques de l’Institut Pierre-Simon Laplace (issus du CNRS et CEA), de l’Institut météorologique royal des Pays-Bas, de l’Université d’Oxford, de l’Institut Max Planck de biogéochimie d’Iéna et de Météo-France.
